Au XXe siècle
Au début du XXe siècle, plusieurs familles sont installées et vivent de la culture des terres, de l’élevage, de l’extraction de la terre blanche et de la transformation du bois.
La ligne de chemin de fer, entre Nontron et Thiviers, a été ouverte le 30 mai 1892. Lors de la construction, des tunnels ont été aménagés pour permettre aux habitants de Croze d’accéder à leurs champs au delà de la voie ferroviaire, et aux ruisseaux de circuler.
Celui ci-dessous, pouvant être nommé « la passerelle », se situe peu après le lavoir.
Dans le recensement de 1921, on trouve (noms pouvant être approximatifs en raison d’une mauvaise lecture)
– une famille Laraud/Broussaud , cultivateur, de 4 personnes
– deux familles Gay, cultivateur, de 6 et 2 personnes
– trois familles Roussarie, charpentier, et cultivateur de 4 , 5 et 7 personnes
– une famille Besson, cultivateur, de 2 personnes
– une famille Besse/puybariau, de 4 personnes
– une famille Boussarie de 3 personnes
– deux familles Marfeuille, cultivateur, de 7 et 1 personnes
– une famille Reynier/Billat, cultivateur, de 3 personnes
– une famille Torgeras, maréchal ferrant, de 3 personnes
– un M. Bonhomme, retraité
– une famille Parcelier, de 2 personnes
– une famille Reyrol, cultivateur, de 3 personnes
– une famille Barry/Besson cultivateur, de 5 personnes
– une famille Mouret, cultivateur, de 6 personnes
– une famille Besson/Rauffy, cultivateur, de 4 personnes
– une famille Roby, 2 personnes
– une famille Boulanger, cultivateur, de 2 personnes
– une famille Roussarie/Marty, cultivateur, de 6 personnes
Croze comptait au total 82 personnes !
En 1946, Croze comptait encore 80 personnes, dont René et Moïse Marfeuille, René Mouret, Marie-Louise Roussarie et Joseph Besson, qui nous ont quitté entre les années 2015 et 2025, et Jacqueline Roussarie, Roger Roussarie et Jean-Claude Roussarie, toujours présents avec nous.
Le village comptait alors de nombreuses petites fermes, où presque chaque maison avait quelques vaches, cochons, volailles ou moutons, qui vivaient dans les prés et granges à proximité des habitations. Les habitants s’entraidaient pour les travaux des champs et se réunissaient en grandes tablées pour fêter les récoltes.
Il existait une scierie à l’entrée de Croze (sur la droite en entrant au village), où travaillaient les charpentiers ébénistes. Elle appartenait à la famille Roussarie, qui habitait la maison qui se dresse juste en face de nous lorsque l’on arrive à Croze, au carrefour.
Sur la gauche , en face de la scierie, se trouvait la forge du maréchal ferrant. C’est ici qu’étaient mis à l’attache les chevaux, dans les anneaux scellés au mur, en attendant d’être ferrés.
La ligne de chemin de fer fut fermée aux voyageurs le 1 juin 1940, mais subsista pour les marchandises jusqu’à la fermeture officielle en 1954.
Les routes vers les grandes terres et l’impasse de la garenne étaient des chemins où les calèches avaient beaucoup de mal à passer en hiver.
C’est le maire M. Combeau (élu de 1953 à 1983), qui, manquant de budget communal pour établir une route empierrée réclamée par les habitants, fit livrer des pierres à concasser. La famille Besson a cédé des terres pour pouvoir établir ces routes et Joseph, qui était toujours de bonne volonté pour aider et arranger les choses, fut un grand ouvrier de ces durs travaux.
A cette époque encore, les gens buvaient l’eau de la fontaine ou des puits. La fontaine devait être nettoyée une fois par an afin d’évacuer les fins sédiments qui s’accumulaient et déviaient l’eau. Elle arrivait ainsi propre jusqu’à la fosse de puisage.
La généralisation de l’eau potable au robinet est probablement arrivée entre 1960 et 1980.